Législation

Légitime défense : « tous les coups ne sont pas permis »

Beaucoup sont venus dans nos clubs avec le désir plus ou moins exprimé d’apprendre à se défendre. Et c’est même le plus souvent la motivation première.

On enseigne dans nos dojos des techniques capables d’être employées pour assurer sa sécurité ou celle d’autrui.

Certaines sont redoutables et font frémir à l’idée des séquelles graves qu’elles peuvent engendrer à autrui. Enseignées sans discernement et placées entre les mains de personnes peu scrupuleuses, des dérives dangereuses  sont à craindre.

Seule l’autorité publique détient le droit de réprimer.

Une bonne négociation est toujours préférables à un conflit violent dont on ne sait jamais à l’avance si l’issue en sera heureuse.

L’agression injuste ne justifie pas toutes les réponses qu’on serait tenté d’y apporter.

La première obligation légale est de se soustraire à l’agression chaque fois que cela est possible, par la fuite si nécessaire sans pour cela vous mettre vous-même ou autrui en danger. C’est la première recommandation de l’autorité publique. Il vous serait reproché de ne pas l’avoir fait si les possibilités  vous en étaient offertes.

Il faut donc chaque fois que cela sera possible tenter de se soustraire à l’agression en prenant la fuite par exemple, il n’y a aucune honte à fuir, seuls les imbéciles pensent le contraire.

Situation de légitime défense

Vous avez le droit de vous défendre et de porter des coups (même mortels) si vous êtes agressés de façon soudaine et imprévisible et que vous ne pouvez pas faire appel aux forces de l’ordre. Exemple : si vous vous défendez contre les auteurs d’un vol usant de violences.

Situation de non légitime défense

Vous pouvez être poursuivi en justice:

  • Si vous réagissez après une attaque alors que votre agresseur s’est retiré. Cette réaction est considérée comme un vengeance.
  • Si vous anticipez une agression future est incertaine.

La légitime défense doit

  • Être nécessaire (vous n’avez pas d’alternative)
  • Être proportionnée à l’attaque.
  • Correspondre à une nécessité impérieuse (vous n’avez pas le temps d’appeler la police)

La provocation ne justifie pas le recours à la légitime défense, le tribunal peut toutefois admettre des circonstances atténuantes et réduire votre peine.